Surpoids
& Obésité
Une approche globale, bienveillante et multidisciplinaire pour comprendre, prévenir, traiter et accompagner durablement le surpoids et l'obésité.
Définition de l'obésité
Selon l'OMS, « l'obésité est définie comme un excès de masse graisseuse qui entraîne des conséquences néfastes sur la santé ». L'obésité est aujourd'hui considérée comme une maladie chronique qui évolue en plusieurs phases : prise de poids, obésité constituée, perte de poids, rechute.
En pratique, elle se définit à partir de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) — calculé selon la formule IMC = Poids (kg) / Taille² (m) — très bien corrélé à l'adiposité de la personne et reconnu internationalement.
Insuffisance pondérale
IMC inférieur à 18,5
Corpulence normale
18,5 < IMC < 25
Surpoids
25 < IMC < 30
Obésité
Grade 1 (30–35) · Grade 2 (35–40) · Grade 3 (>40)
Outil interactif
Calcul
de l'IMC
Indice de Masse Corporelle
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Cet outil est fourni à titre indicatif. L'IMC ne constitue pas un diagnostic médical. Seul un professionnel de santé peut évaluer votre situation de façon complète.
Localisation du tissu adipeux
Tissu adipeux viscéral
Le tissu adipeux intra-abdominal est le plus délétère pour la santé, notamment sur le plan cardiovasculaire. Son excès est fortement associé aux risques métaboliques (diabète, hypertension, dyslipidémies).
Tissu adipeux ectopique
La présence de graisse ectopique — dépôts de triglycérides dans des tissus non destinés à ce stockage comme le muscle et le foie — est particulièrement délétère et participe directement aux complications métaboliques de l'obésité.
Stéatoméries & tissu sous-cutané
Les stéatoméries sont des zones graisseuses génétiques et familiales formant un « compte en banque bloqué » : très faciles à remplir, très difficiles à vider. La culotte de cheval en est l'exemple le plus connu. Beaucoup d'obésités débutent par un stockage à ce niveau.
Épidémiologie
La proportion d'obèses dans le monde a augmenté de 27,5 % entre 1980 et 2012. L'obésité est liée à l'évolution des modes de vie, à l'alimentation et à la réduction des activités physiques. Nous sommes génétiquement des chasseurs-cueilleurs : notre biologie n'est pas adaptée à la sédentarité et à l'abondance alimentaire modernes.
En France, l'obésité est passée de 8,5 % en 1997 à 15 % actuellement (enquête OBEPI 2012). Cette proportion semble se stabiliser grâce aux mesures préventives. L'on devient obèse de plus en plus jeune, et l'obésité touche davantage les populations les plus défavorisées.
L'Allemagne, la Hongrie et le Royaume-Uni affichent une prévalence d'environ 20 %. Aux États-Unis, plus de 55 % de la population souffre d'excès pondéral. Ces chiffres soulignent l'ampleur du problème de santé publique et la nécessité d'une prévention renforcée dès l'enfance.
Causes du surpoids
et de l'obésité
L'obésité est une maladie multifactorielle dans laquelle interviennent des facteurs génétiques et environnementaux. Ne jamais oublier que nous sommes génétiquement des chasseurs-cueilleurs, faits pour manger peu et dépenser beaucoup physiquement.
Les causes identifiées s'intriquent souvent. Il est essentiel de les analyser individuellement pour proposer une prise en charge personnalisée et durable.
Une obésité génétique peut être évoquée lorsqu'elle a débuté très précocement (dans les 24 premiers mois), associée à des troubles alimentaires compulsifs et un retard des acquisitions. Une mutation des gènes codant le récepteur de la mélanocortine de type 4 peut être responsable de 2,5 à 5 % des obésités sévères. Ces obésités restent rares et ne doivent pas servir d'alibi pour négliger les facteurs alimentaires et comportementaux.
Les changements d'alimentation des dernières décennies ont contribué au développement du surpoids : accès facile à une nourriture bon marché et très riche disponible en tout lieu, augmentation des portions, diminution des repas partagés en famille. C'est aussi la situation de personnes ayant de nombreux repas au restaurant avec de bons vins. Si une stéatomérie familiale s'ajoute à cela, le surpoids peut rapidement évoluer vers l'obésité. Un accident de santé constitue souvent un moment clé pour amorcer la révolution personnelle nécessaire.
Un mode de vie sédentaire entraîne une diminution de la dépense énergétique. Une baisse brutale d'activité liée à un traumatisme peut conduire au surpoids, notamment chez un sportif de haut niveau qui se blesse sans adapter son alimentation. L'anxiété remplace alors l'effet anxiolytique du sport, et le cercle vicieux se referme. Ce mécanisme devrait être mieux connu dans le milieu sportif pour accompagner les fins de carrière.
Certains médicaments entraînent une prise de poids significative : antipsychotiques (Clozapine, Olanzapine), corticoïdes, régulateurs de l'humeur, antidépresseurs, antiépileptiques. Dans le traitement du cancer du sein, les anti-hormonaux (Nolvadex, Arimidex) sont très souvent associés à une prise de poids. Il est impératif d'informer les patients et de mettre en place des mesures préventives dès la prescription.
L'hypothyroïdie n'est associée qu'à un gain de poids modeste — cause de surpoids plus que d'obésité vraie. L'hypercortisolisme (Cushing) est une cause rare d'obésité secondaire, à rechercher lorsque des vergetures rosées apparaissent chez un patient obèse ayant des variations de poids rapides.
L'arrêt du tabac entraîne en moyenne une prise de poids de 4 à 5 kg, parfois beaucoup plus chez les personnes anxieuses ou dotées d'une stéatomérie familiale efficace. Le mécanisme est double : sevrage en nicotine et compensation de l'« oro-digitalité » par la prise alimentaire. Toute personne souhaitant arrêter de fumer doit impérativement contrôler ses apports et augmenter l'activité sportive pour éviter cet écueil, souvent facteur d'échec du sevrage tabagique.
Certaines personnalités ont tendance à remplacer une addiction par une autre (tabac, alcool, sucres, chocolat, travail, jeux vidéo). Une prise en charge spécifique avec un addictologue est nécessaire. L'arrêt brutal sans accompagnement peut provoquer une dépression, car l'addiction peut représenter une véritable « béquille » psychique. La psychothérapie permet d'apprendre à se connaître et à déjouer les mécanismes de substitution.
Des études montrent une association entre restriction de sommeil et obésité chez les travailleurs de nuit, aggravée par la désorganisation alimentaire liée aux horaires décalés. Les habitudes de convivialité nocturne au sein des équipes participent également au surpoids. Une vigilance accrue sur les apports est nécessaire pour ces populations.
L'insulino-résistance et le diabète de type 2 sont les complications métaboliques principales. L'organisme devient progressivement résistant à l'insuline et, malgré l'augmentation de la sécrétion pancréatique, le taux de glucose sanguin reste élevé, entraînant des complications vasculaires, rénales et ophtalmologiques. Les dyslipidémies (augmentation du « mauvais cholestérol » et des triglycérides) sont fréquemment associées et aggravent les risques cardiovasculaires.
L'excès de poids impose une hypertension artérielle pour vasculariser tous les organes. Celle-ci peut conduire à des coronaropathies (infarctus du myocarde), des accidents vasculaires cérébraux et une insuffisance cardiaque. Les risques de thromboses veineuses et d'embolies pulmonaires sont plus élevés, justifiant la prescription d'anticoagulants lors des interventions chirurgicales.
Les contraintes subies par les articulations suivent une courbe exponentielle avec l'augmentation du poids. En cas d'obésité, les articulations s'usent prématurément : arthrose des genoux, hanches, chevilles et colonne vertébrale. La perte de poids soulage rapidement les articulations et permet souvent d'éviter un recours à la chirurgie orthopédique.
Les conséquences respiratoires comprennent l'hypoventilation alvéolaire, l'insuffisance respiratoire et le syndrome d'apnée du sommeil (SAS). Le SAS est grave : la respiration s'arrête plusieurs fois par heure pendant le sommeil, pouvant entraîner une dépression, favoriser l'hypertension, les AVC et provoquer des décès nocturnes. La perte de poids améliore considérablement ces troubles.
L'obésité peut entraîner un syndrome des ovaires polykystiques, des troubles de la fertilité et une stérilité. La perte de poids rétablit souvent la fertilité. Un poids normal ou subnormal est conseillé avant d'envisager une grossesse. La grossesse est une période difficile pour les personnes aux antécédents de surpoids : une surveillance pondérale précise est indispensable.
L'obésité favorise plusieurs cancers : côlon (homme et femme), prostate (homme), endomètre et sein (femme). Elle rend également plus difficile le diagnostic du cancer du sein, car il est difficile de palper une masse tumorale dans un sein hypertrophique. Une surveillance mammaire régulière est particulièrement importante chez la femme obèse.
La dépression est à la fois une cause et une conséquence fréquente de l'obésité. Elle trouve ses causes dans les douleurs articulaires chroniques, la difficulté à pratiquer du sport, les échecs des régimes, ou une mauvaise image de soi. La faible estime de soi peut être cause ou conséquence du surpoids. Une évaluation psychologique est indispensable dès la prise en charge initiale — c'est un des trois piliers fondamentaux du traitement.
Côté digestif : stéatose hépatique, lithiases biliaires, hernie hiatale avec reflux gastro-œsophagien. Sur le plan cutané : mycoses des plis, lymphœdème et lipoedème des membres. L'obésité augmente également le risque d'incontinence urinaire d'effort et peut entraîner une atteinte rénale (protéinurie, hyalinose segmentaire). Après curage ganglionnaire pour cancer du sein, la maîtrise du poids est essentielle pour limiter le risque de lymphœdème.
Dans notre société qui met en avant le « corps parfait », l'obésité peut entraîner une discrimination sociale dans la vie professionnelle, les transports en commun, la recherche d'emploi, ou simplement pour se vêtir (les vêtements élégants ou à la mode n'existent que rarement dans les grandes tailles). Cette discrimination diminue sensiblement la qualité de vie et peut aggraver les troubles psychologiques sous-jacents.
Conséquences
du surpoids
L'obésité est associée à une augmentation du risque de mortalité estimée à 2,8 millions de décès par an dans le monde. Les complications sont multiples et s'entrecroisent — métaboliques, cardiovasculaires, articulaires, respiratoires, psychologiques.
Le retentissement psychosocial — stigmatisation, perte de chances, altération de l'estime de soi — ne doit pas être négligé et constitue un volet essentiel de la prise en charge globale.
Prise en charge
globale
L'obésité étant une maladie à causes multiples, sa prise en charge doit agir simultanément sur trois piliers fondamentaux. Leur action conjointe conduit au succès — aucun des trois piliers ne peut être négligé.
La motivation de la personne est le facteur de succès le plus important. Le médecin doit soutenir l'élaboration des changements dans un processus d'auto-détermination, sans imposer de comportements qui mettraient le patient en difficulté psychologique.
Lors de la prise en charge initiale, le médecin précise les antécédents familiaux d'obésité, le poids de naissance, l'âge d'installation, le poids maximal/minimal, les circonstances déclenchantes et les tentatives antérieures de régime.
Comportement alimentaire : évaluation précise mais sans rigueur pseudo-scientifique. Les sujets obèses peuvent sous-estimer leurs apports d'environ 30 %. Le contexte est essentiel : conditions d'achat, de stockage, horaires des repas, obligations professionnelles, habitudes familiales.
Dépense énergétique : questionnaires d'activité ou systèmes portatifs reliés à un smartphone. L'augmentation de l'activité physique est une des clés du succès à long terme.
Examens complémentaires systématiques : glycémie à jeun, bilan lipidique, bilan hépatique, uricémie, ECG. En fonction du contexte : TSH, recherche d'hypercortisolisme, polysomnographie si apnée du sommeil suspectée.
L'objectif est de changer durablement et définitivement ses habitudes alimentaires — non pas faire un régime (le mot « régime » est à bannir), mais changer son mode de vie. Une alimentation variée, sans interdit, est nécessaire. Les régimes privatifs sont à éviter car ils entraînent des récidives psychologiquement pénalisantes. Prendre son repas assis, en 30 minutes, en posant les couverts entre chaque bouchée pour bien mastiquer est fondamental. L'entourage doit être aidant sans être intrusif. En cas de grignotage chronique ou de troubles du comportement alimentaire, une prise en charge psychologique spécifique est indispensable.
Fondamentale et souvent sous-estimée par les patients qui ne veulent pas être stigmatisés ou ne perçoivent pas la dimension psychologique du problème. Beaucoup de personnes en surpoids sont des personnalités anxieuses compensant leur anxiété par une prise alimentaire excessive. Un accompagnement psychologique diminue l'anxiété de base, augmente l'estime de soi et permet d'entrer dans le cercle vertueux. Une consultation psychiatrique est habituellement indispensable avant toute chirurgie de l'obésité.
Elle se situe au cœur du problème : recréer le lien entre le corps et l'esprit. Les moyens sont nombreux et il n'y a pas de solution unique : massages corporels, yoga, relaxation, méditation, caresses, apprentissage du maquillage avec une esthéticienne. Chacun doit trouver sa voie. Tout ce qui encourage à prendre soin de soi et de son image corporelle doit être mis en œuvre en complément des mesures classiques.
Il est impératif d'entrer rapidement dans le cercle vertueux. En cas de troubles articulaires, la natation est particulièrement recommandée : elle combine dépense physique, lutte contre la déperdition thermique (consommation d'énergie supplémentaire) et effet anti-stress puissant (« le stress se dissout dans l'eau »). Si le patient est réticent à aller à la piscine par peur d'être stigmatisé, il peut commencer à des horaires de faible fréquentation. La diversification des sports et l'inscription dans plusieurs structures favorisent la persistance à long terme.
Ne doit pas être envisagée comme traitement de première intention. Selon la HAS, elle peut être indiquée chez des adultes avec un IMC ≥ 40, ou IMC ≥ 35 avec au moins une comorbidité (hypertension, apnée du sommeil, diabète type 2, atteinte ostéo-articulaire), en deuxième intention après échec d'un traitement médical bien conduit pendant au moins 1 an.
Techniques restrictives pures : anneau gastrique ajustable (réversible) ; sleeve gastrectomy (irréversible).
Techniques restrictives et mal-absorptives : by-pass gastrique ; dérivation bilio-pancréatique.
Un suivi multidisciplinaire postopératoire à vie est indispensable. Les contre-indications comprennent les troubles cognitifs sévères, les troubles du comportement alimentaire non stabilisés, la dépendance à l'alcool et les maladies mettant en jeu le pronostic vital à court terme.
Place de la chirurgie plastique
On peut distinguer deux types de graisse : la graisse métabolique (variable avec les apports alimentaires, répartition diffuse) et la graisse génétique ou stéatomérie, formant une zone très difficile à faire partir — un véritable « compte en banque bloqué ». Toute calorie en excès se stocke dans la stéatomérie, mais rien ne ressort, sauf en situation de famine.
La stéatomérie peut être propre à une famille non seulement par sa localisation, mais aussi par son expression à un âge donné. Sa méconnaissance peut conduire à l'obésité et au découragement face aux échecs répétés des régimes. Il est fondamental d'en faire le diagnostic précoce — idéalement avant que la stéatomérie ne soit solidement constituée.
La chirurgie plastique ne doit intervenir qu'après le trépied de prise en charge : nutritionnel + sportif + psychologique. Elle constitue ensuite un puissant levier pour enclencher et maintenir le cercle vertueux de l'amaigrissement.
La chirurgie plastique peut participer à la prévention lorsqu'elle est combinée à une éducation comportementale. Le traitement précoce d'une stéatomérie par liposuccion est fondamental : plus tôt on intervient, meilleurs sont les résultats, car la qualité de la peau et ses capacités rétractiles diminuent avec l'âge. Il est plus facile d'arrêter une pierre roulant en haut de la colline qu'en bas !
Le traitement de l'hypertrophie mammaire est un élément préventif souvent méconnu : environ 20 % des hypertrophies mammaires importantes conduiront à terme à un surpoids. L'intervention libère la patiente pour pratiquer une activité sportive — entravée par les douleurs dorsales — et lui permet d'entrer dans le cercle vertueux. Pour un excès de 10 kg, on demande généralement de perdre 5 kg avant et 5 kg après l'intervention.
La liposuccion est une arme puissante dans la prise en charge curative du surpoids. En une séance, on peut facilement perdre 4 à 5 kg, améliorer spectaculairement la silhouette et entrer d'emblée dans le cercle vertueux. En cours de traitement, lorsque l'amaigrissement stagne, une liposuccion peut relancer la dynamique et encourager le patient. Si la peau est suffisamment tonique, la liposuccion peut également finaliser le traitement de l'excès graisseux de la stéatomérie initiale.
Après amaigrissement majeur et stabilisation du poids depuis environ 1 an, des interventions correctrices des séquelles peuvent être envisagées :
- Abdominoplastie — correction de l'excès cutanéo-graisseux abdominal
- Mastopexie — cure de ptose mammaire
- Lifting de la face interne des bras
- Lifting de la face interne des cuisses
- Lifting du visage
Ces interventions sont essentielles pour maintenir la motivation et éviter les récidives. Un projet global doit être conçu en amont — chaque intervention constitue un nouvel élément positif renforçant le cercle vertueux.
Freins
au changement
Les freins au changement de comportement sont souvent bien enracinés et inconscients — ce qui justifie l'importance du travail psychologique et d'un accompagnant bienveillant prolongé.
Ils peuvent être liés à des facteurs intrinsèques, familiaux ou environnementaux. La posture éducative du médecin est cruciale : il doit donner du sens au projet de changement et soutenir l'auto-détermination, sans enfermer le patient dans des comportements qui l'affaibliraient psychologiquement.
L'estime de soi est un élément clé de la réussite à long terme. La liste présentée ici peut aider les personnes en surpoids à se reconnaître dans plusieurs de ces facteurs, et aider les médecins à identifier les freins à lever progressivement.
- Motivation provenant de la famille et non du patient lui-même (motivation extrinsèque)
- Non-conscience des enjeux de santé liés au comportement alimentaire
- Manque d'énergie induit par le syndrome d'apnée du sommeil ou une pathologie associée
- Faible disponibilité psychique (gros problèmes personnels ou familiaux)
- Balance bénéfices/contraintes défavorable pour le patient
- Expérience antérieure négative : nombreux échecs de régimes, tentatives avortées de pratique sportive
- Autre priorité de vie actuelle (ex. : trouver un emploi)
- Revenus insuffisants, grande précarité, isolement social et familial
- Absence de soutien des proches ; famille entière en surpoids qui ne comprend pas la démarche
- Stress professionnel : harcèlement, surcharge, burn-out, incapacité à dire non à la hiérarchie
- Stress environnemental (sentiment d'insécurité dans le lieu d'habitation)
- Environnement limitant l'accessibilité aux structures sportives
- Troubles de l'humeur, dépression réactionnelle (deuil, séparation) — à traiter en priorité
- Conduites d'évitement, hyperphagie boulimique — prise en charge psychiatrique spécifique nécessaire
- Sentiment d'efficacité personnelle faible ; faible estime de soi
- Bénéfices secondaires (invalidité, organisation familiale autour de la maladie)
- Opposition consciente ou inconsciente du conjoint à la perte de poids (souvent anxiété de sa part)
- Phobie sociale, agoraphobie, grande anxiété parfois inconnue de la personne et de son entourage
- Impossibilité de dire non — « grossir, c'est se protéger » ; les groupes d'affirmation de soi sont très aidants
- Difficulté avec le regard de l'autre, utilisée comme alibi pour éviter la natation et le sport
- Troubles de la motricité : arthrose du genou, hanche, chevilles ; polyarthrite rhumatoïde
- Déficits sensoriels associés (vision, audition) — parfois simples à traiter (ex. cataracte)
- Phénomènes d'hypoglycémie chez le diabétique mal équilibré : cercle vicieux très délétère
- Toute atteinte corporelle limitant l'accès à l'activité physique
Même les personnes handicapées peuvent trouver plaisir et utilité à une activité physique adaptée à leur particularité.
S'engager dans ce processus constitue souvent une véritable révolution personnelle et culturelle — il faut apprendre à mieux se connaître soi-même, à surmonter ses peurs et ses appréhensions, et surtout apprendre à être bienveillant avec soi et avec les autres.
Dr Emmanuel Delay
Nos conseils au quotidien
Si vous voulez gagner sur la durée, il est impératif de changer de mode de vie de façon durable et définitive, en acquérant progressivement de bonnes habitudes. Il ne s'agit pas d'un régime, mais d'un véritable changement de vie.
Au travail
- Se lever régulièrement et bouger à chaque occasion
- Aller voir les collègues plutôt que de téléphoner ; téléphoner debout
- Éviter l'ascenseur pour les étages inférieurs
- Garer son véhicule à 10–15 minutes du lieu de travail
- Marcher pendant la pause déjeuner
- Organiser les réunions dans un autre bureau pour se déplacer
À la maison
- Augmenter le rythme de toutes les activités ménagères et de jardinage
- Monter à l'étage le plus souvent possible
- Bouger les jambes, rentrer le ventre même pendant la vaisselle
- Tout faire soi-même : laver sa voiture, tondre la pelouse
- Promener son chien plusieurs fois par jour
Pour se déplacer
- Privilégier la marche ou le vélo pour tous les déplacements
- Garer la voiture à distance de sa destination
- Rester debout dans les transports en commun
- Prendre les escaliers dans les centres commerciaux, gares et aéroports
- Éviter absolument les courses en « Drive » et les livraisons à domicile
En famille
- Jouer avec les enfants dans le jardin ou au parc
- Jardiner et entretenir l'extérieur ensemble
- S'inscrire à des activités physiques en famille (club de quartier, MJC)
- Planifier des activités week-end : vélo, jeu de piste, randonnée pédestre
- Montrer l'exemple — l'énergie familiale est contagieuse
Bien manger
- Ne sauter aucun repas ; prendre ses repas assis, au calme, pendant 20–30 minutes
- Aucun aliment n'est interdit — maintenir le plaisir de manger
- Mâcher lentement, poser les couverts entre chaque bouchée
- Éviter les grandes assiettes ; s'arrêter dès qu'on n'a plus faim
- Ne pas manger devant la télévision ni travailler pendant le repas
- Se laver les dents dès la fin du repas pour clore symboliquement le temps alimentaire
Faire ses courses
- Faire une liste précise ; éviter les zones de tentation alimentaire
- Ne jamais faire les courses le ventre vide
- Préférer un panier à un chariot si la quantité le permet
- Éviter les plats tout-prêts, riches en sel et en calories
- Prévoir des légumes en quantité importante et cuisiner soi-même
- Garer loin de l'entrée du supermarché pour marcher davantage
Un projet psycho-corporel
Le surpoids et l'obésité représentent une situation complexe qu'il n'est pas possible de traiter par une solution simple universelle. C'est une maladie multifactorielle à fortes composantes psychosomatiques, qui doit être traitée pour elle-même sans négliger les aspects psychologiques. Chaque personne est unique et doit analyser et comprendre pourquoi elle est arrivée à cette situation.
Pour perdre du poids durablement, il faut agir simultanément sur trois conditions : augmenter l'activité physique de façon régulière et définitive ; améliorer son énergie psychique et stabiliser son humeur ; limiter les apports alimentaires de façon définitive. Ces trois conditions fonctionnent toujours, sans exception, lorsqu'elles sont appliquées ensemble sur une durée suffisante.
La chirurgie plastique, utilisée intelligemment, peut avoir une place importante dans ce processus vertueux — avant, pendant et après le surpoids — contribuant à l'amélioration de la qualité de vie et au retour de l'amour de son propre corps. Il s'agit finalement d'apprendre à bien s'aimer : un acte de générosité envers soi-même et envers les autres.
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